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  • Les Sénateurs passent la 2ème couche de pro-OGM sur le projet de loi

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    "Comme prévu, les Sénateurs ont adopté le projet de loi OGM en l'amendant de façon a rendre caduc le seul article un peu "protecteur" , celui déposé par le communiste André Chassaigne, qui visait à interdire la culture d'OGM dans les zones productrices de labels de qualité et/ou d’origine controlée (AOC, etc.). Afin de ménager les differentes sensibilités, cet amendement de l'opposition avait reçu le soutien de la Secretaire d'Etat à l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, et d'une poignée de députés UMP, le texte n'a pas été revu, mais sa portée est encadrée par une sorte de sous-amendement visant à definir la notion de "sans OGM". A terme, la definition de ce terme reviendra à la Commission européenne, sachant qu'en attendant que celle-ci se prononce, il reviendra au futur Haut Conseil des biotechnologies de fixer le seuil définissant la notion de "sans OGM", espèce par espèce.

    Néanmoins, dans leur grande mansuéeude les Sénateurs n'ont pas mis de veto à l'amendement qui permet aux parcs nationaux ou régionaux de soustraire leur territoire à la culture d OGM. Il est vrai que les conditions draconiennes à remplir sont quasi irréalisables... Autre concession, mais qui n'engage à rien de concret, l'adoption d'un article qui impose au Gouvernement de remettre au Parlement "un rapport relatif aux possibilités de développement d'un plan de relance de la production de protéines végétales alternatif aux cultures d'OGM" (1).

    Concernant la tonalité des debats, le ton etait à l apaisement avec des débats globalement sereins, y compris lorsque Nathalie Kosciusko-Morizet s est exprimée, déclarant, entre autres, "Nous ne débattons pas des OGM, nous devons les évaluer au cas par cas. Comme l'a justement relevé Nicolas Hulot, cité par M. Soulage, « il n'y a pas les OGM, mais des OGM ». C'est tout le sens de ce texte, c'est tout le sens de l'architecture retenue pour le Haut conseil : estimer les avantages et les inconvénients, OGM par OGM, avant de prendre une decision." C'est ainsi qu'à un amendement proposé par l'UMP Fabienne Keller, pour "...éviter la présence accidentelle d'OGM dans l'environnement en général afin de protéger également les espaces naturels", n'a pas bénéficié de son soutien, de même que celui demandant une distance entre les cultures OGM et les autres, de 500 mètres.
    Des positions qui ont du satisfaire l'UMP Jean Bizet, fer de lance des pro-OGM au Senat, qui des le début des debats a donne le fond de sa pensée en estimant que "...nous n'avons pas de substituts aux protéines végétales génétiquement modifiées".

    En conclusion, les Sénateurs ont adopté un texte qui ne devrait plus faire l'objet d'évolutions majeures, mais qui en l'espace de quelques jours aura bascule à 100% d'orientation. Comme l'a déclaré le Sénateur communiste Gérard Le Cam, "Les Français ne veulent pas d'OGM, ni dans leur assiette, ni dans leurs campagnes, mais vous leur dites : « Vous en mangez déjà ! ». Pourquoi, alors, ne pas continuer à respirer de l'amiante, puisque les Français l'ont fait pendant des décennies ? Tout va bien avec les produits Monsanto, à vous entendre, puisque la durée de vie augmente... Monsanto a été le principal producteur de pyralène, polluant organique persistant qui est aujourd'hui interdit et qui est responsable de nombreuses pollutions. Monsanto a également produit l'agent orange, herbicide utilisé pendant la guerre du Vietnam et fortement cancérigène. C'est aussi Monsanto qui produit les hormones de croissance bovine et laitière, que l'Europe a encore la sagesse d'interdire !"

    Pascal Farcy

    1- Cet article fait écho aux 3,6 millions de tonnes de soja OGM que la France importe chaque année pour nourrir les animaux d'élevage que le consommateur retrouve dans son assiette..."

     

  • Allocations familiales : ce que vous devez savoir

    Il ne vous a pas échappé ces derniers jours une communication sur les Allocations familiales (Af), notament, la modification du versement du complément des Af.

    Aujourd'hui, on parle aussi de "rééquilibrer", ou d'"ajuster" l'Allocation de rentrée scolaire. Il y a quelques semaines, souvenez-vous, on parlait des Aides au logement (Al ou Apl) 

    Avant tout, il faut connaître les chiffres. Vous les trouverez sur le site officiel de la Cnaf (fichier pdf).

    Ce qui coûte le plus, ce sont les Aides à la familles (Af, Cf, Ars, Paje) et les Aides au logement.

    La précarité (Aah, Rmi) représente une part importante, mais moins que les 2 premières.

    Les frais de gestion (salaires du personnel) représente 3% (oui, seulement 3%)

    La fraude, elle aussi représente un faible pourcentage. Pourtant, la part financière et le temps passé pour cette "maîtrise des riques" va au détriment du bon traitement des dossiers. De plus, voici une contradiction (une de plus) : on harcèle les agents pour faire attention de ne pas faire de courriers inutiles, ceci pour éviter les "flux" (les entrées de courriers). Et voilà qu'on demande en masse aux allocataires des extraits d'acte de naissance, ceci dans le domaine de la "maîtrise des risques". Cela entraîne non seulement des courriers en plus, mais aussi des appels téléphoniques et des visites à l'accueil supplémenaires. Résultats : l'objectif de qualité n'est pas atteint par l'agent, qui n'aura pas sa promotion !

    Et pourtant, la politique actuelle de la cnaf est la dimunution du nombre de poste, en ne remplacement pas les départs à la retraite. Une pression sans précédent sur le personnel est mise en place, dans le but d'une future privatisation (des assurances privées lorgnent déjà...).

    Pourquoi des sondages d'opinion ? Pourquoi de la publicité (retraite, santé, et bientôt famille), si ne n'est pour une très proche privatisation, qui a déjà commencée : certains services ne sont plus traités par les agents mais par des sociétés privées, soit-disant moins chères, mais mais au pris d'une qualité dégradé.

    L'allocataire, l'assuré, devient "client". Il faut être rentable. Et c'est là que le bas blesse. Tous comme l'Assédic, les chiffres sont truqués ! Des objectifs inatégnables sont demandés par le ministère. Les directeurs, pour faire bonne figure et empocher une belle prime, poussent les cadres à avoir de bons chiffres de rentabilité, et ceci se répercute sur les agents, qui baclent le travail, au détriments de la personne au bout de la chaîne : l'allocataire.

    De nombreuses grèves, peu médiatisées, ont eu lieu, ont lieu et vont avoir lieu dans les Caf (Lyon, Rouen, en PACA...).

     ici à Lyon :

     

    J'espère que vous, public, soutiendrez le personnel gréviste. Bien sûr, les agents, mal payés, non fonctionnaires (statut privé), et de plus en plus mal dans leur travail, veulent sauver leurs emplois, mais aussi et surtout, travailler dans de bonnes conditions pour un meilleur service rendu à l'allocataire.

    Après la SANTE, l'Etat veut aussi faire des économies sur la FAMILLE !  Toujours en faisant bien attention de ne pas toucher aux profits des grandes entreprises ou aux Etats qui ne respectent pas les droits de l'Homme. Ceci en prétextant que les caisses sont vides ? Mais combien d'argent transit chaque jour à la bourse ? Faite les recherches par vous-même, et faites-vous votre propre opinion. L'argent est là, mais pas où il faut.

     

  • Sécurité sociale : Sarkozy ouvre la porte au privé

     

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    Source : fichier pdf (page 4)